Valoriser la fonction de DSI pour mieux appréhender l’Iconomie

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Lu pour vous Dans un ouvrage qui vient de paraître, l’Institut de l’Iconomie revient sur les impacts de la transformation numérique et réaffirme sa conviction que les DSI doivent occuper un rôle de partenaire stratégique au sein des organisations.

Dans un ouvrage qui vient de paraître (« L’intelligence iconomique. Les nouveaux modèles d’affaires de la 3e révolution industrielle », sous la direction de Claude Rochet et Michel Volle, éditions De Boeck, septembre 2015), l’Institut de l’Iconomie décrypte le nouveau cycle technologique, celui de la IIIe révolution industrielle basée sur les technologies de l’information (et qui conduit à ce que les auteurs appellent l’iconomie). « Cet ouvrage se propose de présenter de manière pédagogique la dynamique, les enjeux et les modes opératoires de la transition vers l’Iconomie, en détaillant les changements qu’elle induit dans les modèles d’affaires des firmes », indique Michel Volle, économiste, spécialisé dans l’étude des conséquences de l’informatisation, co-président de l’Institut de l’Iconomie.

« De l’informatisation peuvent naître des opportunités mais aussi des risques »

Créé en 2011, l’Institut de l’Iconomie est un think tank qui fédère des universitaires, des dirigeants, mais aussi des DSI et des consultants informatiques, autour du sujet des impacts de la transformation numérique. « De l’informatisation peuvent naître des opportunités mais aussi des risques. Aussi notre association s’est-elle fixé pour objectif de faire prendre conscience, aux organisations et à leur direction, que la transformation technologique est un sujet stratégique qui dépasse les frontières du seul domaine technique », pointe Michel Volle. L’Institut de l’Iconomie estime que les DSI n’occupent pas encore le rôle de partenaire stratégique qui devrait être le leur au sein des organisations.

Pour faire bouger les lignes, l’association s’appuie sur ses publications régulières et sur l’organisation de colloques et conférences (un prochain rendez-vous est prévu début 2016). « Que ce soit dans nos ouvrages ou lors de nos événements, nous nous efforçons d’apporter des réponses pratiques aux entreprises, sur des problématiques tant opérationnelles qu’organisationnelles », précise Michel Volle. Entre autres «conseils de survie » adressés aux DSI : le décloisonnement de la fonction, en favorisant la transversalité entre les différents acteurs (développement, maintenance, bureautique, architecture des systèmes d’information…) ; l’unicité et la cohérence du vocabulaire utilisé dans les systèmes d’information, pour que toutes les entités de l’entreprise parlent le même langage ; et, surtout, oeuvrer à la qualité des systèmes d’information.

Définir avec précision la frontière des prestations extérieures

« Ces conseils sont autant de clés pour aider les DSI à imposer leur valeur ajoutée car les entreprises n’ont pas toujours conscience qu’elle ne peuvent plus se passer d’eux. Les organisations qui externalisent se privent d’un partenaire interne qui connaît les spécificités et les besoins de l’organisation. Celles qui accélèrent le turn-over des DSI empêchent la capitalisation de l’expertise. Celles qui se jettent dans les bras d’un ERP ou EAI (ndlr : Enterprise Resource Planning et Enterprise Application Integration) s’exposent à des coûts cachés, considère Michel Volle. Je ne dis pas qu’il ne faut rien « outsourcer », mais il convient de définir avec précision la frontière de ces prestations, les articuler avec l’architecture de l’entreprise et éclairer la perspective du système d’information sur les années qui viennent ».

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/digital/transformation-digitale/021397172695-valoriser-la-fonction-de-dsi-pour-mieux-apprehender-l-iconomie-203681.php?iRQsxWyPF3tkWywL.99

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