Uber Everything, les taxis n’étaient qu’un amuse-bouche…

Son fondateur ne l’a jamais caché, Uber veut uberiser les livraisons, pas seulement les taxis. Une stratégie de plate-forme logistique qui séduit déjà des géants…Cogitem formation informatique

Fin 2013, Trevis Kalanick, le patron et fondateur d’Uber prévenait déjà :« Aujourd’hui, nous livrons des voitures en 5 minutes. Mais on peut livrer ce que l’on veut en 5 minutes avec notre système. Nous venons de le faire pour les sapins de Noël. Nous l’avons fait avec des glaces. Et avec des roses pour la Saint Valentin, accompagnées d’une sérénade si demandée. »  Loin de la prophétie auto-réalisatrice, c’était bien une description de son modèle économique que faisait alors le CEO du californien. Il y a trois ans, le discours pouvait passer pour de la prétention. En 2016, il en va tout autrement.

 

LIVRER DES REPAS ET DES MARCHANDISES

Depuis cette déclaration, Travis Kalanick a lancé UberEats, par exemple, pour la livraison de repas, et UberRush un service de livraison de produits dans un délai inférieur à la journée. Preuve de son efficacité et de son succès, le Californien n’a eu aucun mal à trouver des clients B2B intéressés. Hugo Boss ou Louis Vuitton pour la livraison. Pour le transport de repas, disponible aussi à Paris, la plate-forme s’adresse à des TPE de la restauration qui ne disposent pas de la logistique de leurs grands concurrents.

LE « UBER DE TOUT » SÉDUIT LES PLUS GRANDS

Depuis quelques mois, Uber regroupe l’ensemble de ces initiatives sous l’ombrelle explicite, Uber Everything. La stratégie est claire ! Il ne s’agit pas de tout uberiser, mais de tout livrer. Pour preuve de la crédibilité du modèle, de plus en plus de grands noms s’associent à Uber. Son app a été un des premiers bots du Messenger de Facebook avant même que ceux-ci soient officialisés. Parmi les clients d’Uber Rush on trouve la plate-forme de livraison GoogleExpress ! Et il y a quelques jours, c’est le géant de la grande distribution Walmart qui a annoncé qu’il allait tester Uber et son concurrent Lyft, pour transporter les courses de ses clients. Toyota a même investi dans l’entreprise, histoire d’étudier les nouveaux usages de la voiture dans certains pays. Les deux entreprises devraient développer ensemble de nouveaux services, comme la possibilité de louer son véhicule au constructeur japonais.

 

LA RUPTURE DE LA LOGISTIQUE, PAS SEULEMENT DES TAXIS

Reste que comme toute entreprise du numérique qui se respecte, c’est un iceberg dont on n’aperçoit que la surface. La firme de Travis Kalanick ne se contente pas de la partie émergée. Celle qui a fait voler en éclat le secteur des taxis quasiment partout dans le monde. Sous la surface, elle est en réalité en passe de concrétiser son objectif de départ. La rupture du monde de la logistique, en particulier sur le dernier kilomètre

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