Recherche dirigeants pour mener à bien la transformation digitale

Selon le baromètre réalisé par Eurosearch et associés, les entreprises veulent renforcer leurs équipes de direction pour faire face aux mutations en cours.  A commencer par les ETI et les entreprises de services.

Face à la transformation qui s’annonce, les entreprises préparent leur réaction. Si la mondialisation, l’intensité de la concurrence internationale est citée comme la première cause de transformation par 45% des entreprises, l’arrivée de produits innovants proposés par un concurrent arrive en deuxième place (44%) suivi par les changements réglementaires et de norme (33%) et le risque d’uberisation (21%), selon le baromètre pour le deuxième semestre de 2016 réalisé pour Eurosearch et associés. Résultat : 37 % des PME-ETI estiment qu’elles vont devoir se transformer dans l’année qui vient.

 

UN TRAVAIL EN PROFONDEUR

Pour y faire face, le premier axe de travail pour toutes les entreprises interrogées est l’adaptation et l’évolution de l’organisation, cité par 74% des entreprises interrogées. Cela confirme l’ampleur des évolutions en cours actuellement : une réponse locale ne suffit plus, c’est toute l’organisation de l’entreprise qu’il convient de revoir. Ainsi, cette réponse précède le devéloppement de nouveaux produits (68%), la digitalisation des process (56%) ou le changement de business model (48%).

 

Le baromètre confirme l’ampleur des changements à l’oeuvre actuellement. Les chefs d’entreprises interrogés estiment qu’en moyenne pas moins de cinq fonctions classiques de l’entreprises sont touchées par la transformation actuelle. Ce sont les directions commerciales et distribution qui sont les plus touchées, citées par 78% des répondants, suivies par les DSI (69%). Signe de l’ampleur et de la profondeur des changements, la production (61%), le marketing et la communication (59%) et la logistique et la supply-chain (55%) ressortant aussi très souvent. 47% des entreprises interrogées indiquent même que la direction générale fait partie des fonctions les plus touchées.

 

MOBILITÉ INTERNE D’ABORD

Il n’est donc pas étonnant que près de la moitié des entreprises interrogées, 48% exactement, souhaitent muscler son management au cours des six mois qui viennent. C’est une augmentation de cinq points par rapport au même baromètre réalisé l’an dernier. Pour cela, une majorité d’entreprises compte sur la mobilité interne avant tout (39%). Toutefois, 15% de celles qui vont renforcer leurs équipes vont procéder à un recrutement externe et 5% faire appel à un managment de transition. Il semble y avoir comme une accélération du mouvement, puisqu’au cours des six derniers mois, 47% des entreprises interrogées déclarent avoir déjà renforcé leurs équipes de direction.

 

Le baromètre pointe que les entreprises de services et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont particulièrement dynamiques. 60% des premières et 64% des secondes déclarent vouloir ainsi renforcer leur top management. Ce que le baromètre ne dit pas c’est si les entreprises estiment qu’elles vont ou non trouver facilement les compétences nécessaires. Car l’enquête confirme que la transformation concerne maintenant toutes sortes d’entreprises, de toutes tailles, dans tous les secteurs. Face à l’ampleur des défis et au nombre limité de personnes compétentes disponibles sur le marché, il serait intéressant de savoir pour combien d’entreprises la mobilité interne est un vrai choix, et pour combien il s’agit d’un pis-aller faute de mieux.

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