Le top 5 des formations au numérique

Tendance Les compétences dans le domaine du numérique sont dans le viseur des recruteurs. Détail de cinq sujets qui font l’objet de programmes particulièrement plébiscités en ce moment.Cogitem formation informatique

Les métiers du numérique ne cessent d’évoluer, empêchant toute visibilité à cinq ans. Quels seront, alors, les postes qui auront disparus, ceux qui se seront développés, spécialisés ? Illustration de cette mouvance : dans les écoles et entreprises spécialisées dans la formation au digital, les programmes sont réactualisés tous les six mois là où, auparavant, ils se suffisaient à eux-mêmes pendant plusieurs années. Voici néanmoins, à l’instant T, les sujets qui sont le plus plébiscités par les organisations de toutes tailles et de tout secteur.

1- La gestion de projet

« Aujourd’hui, dans l’entreprise, que l’on soit créatif, expert technique, en charge du marketing ou de la communication, la gestion de projet est devenue le quotidien d’un nombre croissant de collaborateurs », observe Alexia Moity, directrice de l’ECV Digital, créée l’année dernière par le groupe ECV (Ecole de Communication Visuelle) fondé il y a plus de 30 ans, et dont les programmes pédagogiques sont conçus conjointement avec des entreprises. Le management de projet suppose d’avoir connaissance de toute la chaîne, aussi bien stratégique qu’opérationnelle. « Il faut donc parler le même langage de bout en bout, maîtriser les mêmes outils, les mêmes process », pointe Alexia Moity. Les méthodes dites agiles, comme la méthode SCRUM, sont de plus en plus souvent enseignées, pour que les étudiants et collaborateurs soient familiers des fondements d’une gestion globale d’un projet.

2- La qualité Web

C’est une certification récente qui réunit un ensemble de bonnes pratiques relatives à la qualité des services en ligne. Son nom : Opquast. Ses critères : l’accessibilité, la performance, l’expérience utilisateur et le référencement naturel. A la base destiné aux seuls professionnels du Web, Opquast impacte, par ricochet, toutes les organisations qui ne peuvent plus se passer, aujourd’hui, d’une présence en ligne. « Il s’agit là d’un référentiel de standards, pour que tout ce qui est produit sur le Web réponde à des exigences de qualité de contenu, d’accessibilité, de temps de chargement, etc. », précise Alexia Moity. Comme tout ce qui relève du digital, la qualité Web rime avec collaboratif et transversalité. « Au sein d’une même organisation, plusieurs expertises sont amenées à se pencher sur le sujet de la qualité Web, donc là encore les collaborateurs doivent être familiarisés avec de nouvelles méthodes de travail, plus agiles », souligne Alexia Moity.

3- L’UX (expérience utilisateur)

Expérience client, expérience candidat, mais aussi « user experience » (UX), expérience de l’utilisateur : l’effet « wahou » doit concerner l’usage d’un service, et même l’anticiper. « Sur le Web, la patience du consommateur est limitée à 16 secondes en moyenne : sur une borne interactive, un site marchand, une application, l’utilisateur attend en moyenne 16 secondes et il zappe si cela ne fonctionne pas, remarque Alexia Moity. Tous les supports du Web doivent donc répondre à cette demande de fluidité. Tous les univers digitaux doivent être créés en prenant en compte les besoins de l’utilisateur. » A l’ECV Digital, le sujet de l’UX est enseigné tant d’un point de vue technique que sociétal, avec les interventions d’experts en sociologie cognitive, en anthropologie, en comportements consommateur… « L’UX devient un métier, mais c’est avant tout un ensemble de compétences », estime Alexia Moity.

4- La transformation numérique

« Il n’y a pas que des pure players, toutes les entreprises ne sont pas nées avec Internet. Aussi, la plupart des entreprises recherchent des profils capables de les accompagner dans leur démarche de transformation », constate Alexia Moity. Concrètement, la transformation numérique impacte toutes les populations de collaborateurs, de la DSI aux RH, en passant par la communication et le marketing. « Tout le monde doit adopter une culture digitale qui suppose de nouveaux rythmes de travail, de nouvelles méthodes, de nouveaux outils, de nouveaux process, de nouveaux modes de prise de décision…, détaille Alexia Moity. Pour piloter cette transformation globale, de plus en plus d’organisations nomment un Digital Head Officer, qui a accès au board et qui facilite la transversalité, autour de ce sujet, au sein de l’entreprise. »

5- L’adaptabilité

La digitalisation induit de nouveaux modes de fonctionnement. Tous les collaborateurs, quels que soient leur âge, leur fonction, leur niveau hiérarchique, doivent s’adapter. « A l’ECV Digital, nous formons donc des caméléons qui sauront piloter leur carrière et, surtout, qui sauront répondre aux besoins de leurs employeurs, indique Alexia Moity. Dans l’entreprise, les responsables RH et formation doivent eux-aussi diffuser cette culture de l’adaptabilité : l’accompagnement des équipes est indispensable pour qu’il n’y ait pas de résistance au changement et pour que l’évolution de la culture d’entreprise, vers des modes de travail plus agiles, soit bien vécue par tous. Tout le monde doit intégrer qu’on ne peut plus se reposer sur ses acquis et que l’on doit sans cesse acquérir de nouvelles compétences, cela tout au long de sa carrière. »
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