Le boom des messageries collaboratives

…au bureau : de HipChat à Slack et Facebook

Tendance HipChat, Slack, Facebook at Work, Skype for Business, Paper… Ces logiciels veulent encourager la discussion en ligne pour améliorer la productivité de chacun.

Formation informatique en pilotage du SI

Formation informatique en pilotage du SI

Après les réseaux sociaux grands publics, les messageries sociales professionnelles en ligne ont la côte. Jeudi 10 décembre, l’éditeur de logiciels australien Atlassian s’est introduit en Bourse au Nasdaq. Le premier jour de cotation, le prix de l’action s’est envolé de 32 % , valorisant la société à 5,8 milliards de dollars (certes, les jours d’après sont un peu plus difficiles). Crée en 2002, le fournisseur de services informatiques pour développeurs propose également HipChat, une messagerie collaborative en ligne pensée pour faciliter le travail d’équipe en entreprise. Adoptés par nombre d’entreprises high-tech, cette catégorie de logiciel commence à s’introduire dans des organisations plus traditionnelles. Focus sur ces modes de communication qui ne promettent plus de tuer l’e-mail (bien trop indispensable) mais d’améliorer la productivité.

HipChat (Atlassian)

Créer une équipe, inviter ses collègues à en faire partie, et discuter : aussi simplement, les messages de chaque interlocuteur s’ajoutent les uns en dessous des autres. Contrairement aux e-mails, la fonction par défaut est « répondre à tous ». De quoi éviter de perdre du temps à discuter d’un problème dont la solution a été trouvée mais uniquement envoyée à un seul membre de la conversation. Connectée à d’autres applications (dont Google Drive, Twitter, Facebook, Zendesk et bien sûr les autres systèmes d’Atlassian), HipChat permet d’échanger des messages ou des documents initialement traités par d’autres canaux. A noter, l’introduction en bourse de l’éditeur d’HipChat est la sixième plus grosse de l’année à Wall Street.

Slack

C’est l’un des buzz de l’année 2015 dans la Silicon Valley. Développé en 2014 pour un usage interne par un éditeur de jeu vidéo, le service a tant plu que la société a décidé d’en faire son produit principal et d’abandonner le secteur des loisirs numériques. Slack est maintenant utilisé par des employés d’AirbnB ou d’eBay aux Etats-Unis, ou de Capitaine Train en France. Le logiciel ouvre de grandes fenêtres de conversation. Chacune permet aux employés de s’exprimer sur différentes thématiques et de s’adresser à différents groupes d’interlocuteurs. Les clients de Slack sont souvent dithyrambiques à son propos. L’application serait tellement simple que toutes les communications internes de l’entreprise s’y retrouvent peu à peu. Slack revendique 1,7 millions d’utilisateurs actifs quotidien.

Facebook at Work

La version professionnelle du réseau social déjà adoptée par un milliard d’utilisateurs se précise. Cet automne, Facebook annonçait que des entreprises comme Heineken ou Hootsuit commençaient à tester « Facebook at Work » . L’une des premières grosses entreprise française sur les rangs est Club Med. Le groupe de tourisme a annoncé début décembre qu’elle allait proposer l’outil à ses 13.000 collaborateurs dans 40 pays : charge à chacun de partager ses bonnes pratiques hôtelières, pour que les collègues n’aient plus à réinventer la roue. Facebook at Work est une version bis de Facebook sur laquelle les salariés pourraient communiquer entre eux depuis un profil professionnel épuré de leurs activités en ligne privées. Véritable réseau social d’entreprise, Facebook at Work va plus loin que la simple conversation. Mais la fonction de messagerie instantanée est bien sûr très attendue. Reste pour l’entreprise américaine à rassurer les équipes informatiques quant à la confidentialité des échanges. En septembre, Julien Codorniou, un salarié français de Facebook travaillant à Londres et en charge de Facebook at Work, annonçait une version freemium du service pour la fin d’année 2015.

Skype for Business

Déjà présent sur la première vague des réseaux sociaux d’entreprise (avec Yammer), Microsoft tente de ne pas rater l’essor des messageries pour l’entreprise. Au sein de son offre bureautique en ligne, Office 365, l’éditeur de Redmond met à jour son service Skype For Business en ce sens. Au-delà de la conversation par texte ou par voix, il permet l’échange de fichiers et les discussions de groupes. Les derniers ajouts permettent une diffusion en qualité studio d’une visio-conférence auprès de l’ensemble des collaborateurs d’un grand groupe. D’après certains clients de Microsoft, comme Accenture, l’avenir serait à la parole (plus brève) plutôt qu’à l’écrit.

Paper (Dropbox)

Après le partage de documents, la rédaction en commun. Depuis le mois d’octobre, les utilisateurs professionnels de Dropbox ont à disposition une plate-forme d’écriture de documents de travail. Chacun peut stocker ces fichiers dans leurs bibliothèques Dropbox et les mettre à disposition d’autres salariés. Le terme n’est plus tabou : Dropbox voit une partie de son avenir comme un réseau social de travail.
En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/digital/social-media/021557669921-le-boom-des-messageries-collaboratives-au-bureau-de-hipchat-a-slack-et-facebook-205538.php?3TjEofGmRObe3fOJ.99

Comments are closed.