Entreprises et grandes écoles définissent…

…le e-leadership

Pour accompagner la transformation numérique des organisations et contrer la pénurie de compétences IT, l’enseignement supérieur doit former ses étudiants au e-leadership.
formation informatique

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Définir le e-leadership, identifier les besoins des entreprises et accompagner les écoles d’ingénieurs pour qu’elles adaptent leur formation : ce sont les missions que s’est fixées Pasc@line. Cette association regroupe 75 établissements d’enseignement supérieur dispensant des formations au numérique et 1 200 entreprises du secteur numérique, réunit autour de Syntec Numérique et du CINOV-IT. Dans sa démarche, l’association tente une définition : « Le e-leadership constitue la somme de compétences (techniques, méthodologiques et humaines) nécessaires pour exploiter les opportunités liées à Internet et aux technologies de l’information ». Comment ? « En optimisant l’efficacité des organisations et des processus. En explorant les nouvelles possibilités de chaîne de valeur. Et en identifiant de nouveaux business », précise Yves Poilane, directeur de Télécom ParisTech et président de l’Observatoire Pasc@line.

Afin de dresser un état des lieux des besoins et d’identifier les pistes d’amélioration, l’association a réalisé une enquête sur « Le développement des compétences en e-leadership dans les établissements d’enseignement supérieur et les écoles d’ingénieurs du numérique », conduite auprès de 25 établissements membres de l’association. Une étude comprenant notamment un questionnaire d’auto-évaluation. « L’un des objectifs de cette enquête était que les établissements d’enseignement supérieur prennent conscience des enjeux du développement des compétences du e-leadership et déterminent la liste des dimensions déjà intégrées et celles qui restent à développer », indique Yves Poilane.

Une synthèse à venir sur la formation au e-leadership

Entres autres enseignements, les résultats de l’étude montrent que les compétences dans les technologies impactantes ( big data , cloud , sécurité…) sont très présentes dans les enseignements optionnels (68%), mais peu dans le tronc commun (44%). Autres constats : la dimension du développement personnel est peu abordée au niveau du tronc commun (59%) et compensé seulement en partie par les formations en projet (41%) ; quant à l’acquisition des compétences dans le management des organisations, elle est largement assurée, tant en tronc commun (74%) qu’en option (58%). « En regard des résultats qui ont émergé, nous allons réaliser une synthèse des meilleures pratiques sur les modes de formation aux compétences de e-leadership : une base de données qui sera documentée et partagée », souligne Yves Poilane.

L’association recommandent aux établissements d’intégrer dans le cursus général de formation des ingénieurs divers projets et activités permettant de faire comprendre aux étudiants l’impact des ruptures technologiques, mais aussi les risques et opportunités sous-jacentes. Scénarios préconisés : présentation par un professionnel ; étude de cas ; et séminaire d’immersion et de travail en projet sur de nouveaux modèles économiques. « Notre mission, en tant qu’établissements, est de faire en sorte que nos étudiants soient en capacité de comprendre les nouveaux enjeux du numérique et de les porter au plus haut niveau de l’entreprise : c’est ça, un e-leader », conclut Yves Poilane.
En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/metier-et-carriere/profils/021386498537-entreprises-et-grandes-ecoles-definissent-le-e-leadership-203555.php?LVKd6MHJOuH12imY.99

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