Le e-recommandé peine à convaincre

Les trois quarts des cadres et dirigeants d’entreprise n’ont jamais envoyé un recommandé électronique pourtant plus économique et plus rapide que le recommandé traditionnel par voie postale.

Les qualités de la lettre recommandée par voie électronique ne compensent pas encore les défauts que lui prêtent les professionnels. Un sondage mené par l’Ifop, pour le fabricant de machines à affranchir Neopost, renouvelle le constat d’une utilisation peu courante de la version dématérialisé du pli remis contre signature. D’après cette enquête, 75 % des cadres et dirigeants d’entreprise n’ont jamais envoyé un recommandé électronique. En cause, un doute sur la confidentialité des informations, souvent sensibles car liées à l’exécution d’un contrat, transmises par ce canal.

Certains avantages de ce format d’envoi sont pourtant bien connus des professionnels. La grande majorité (89%) des salariés et cadres dit savoir que le délai de livraison d’un recommandé est plus rapide dans une version par e-mail. 65 % d’entre eux savent qu’il est moins cher d’envoyer un recommandé par Internet que par voie postale.

La crainte de perdre des informations sensibles

La valeur juridique d’un recommandé électronique suscite un petit peu plus de débat, mais une majorité (58 %) de cadres et dirigeants d’entreprise estime qu’un recommandé numérique a le même poids qu’un recommandé imprimé sur papier. Le projet de loi République Numérique, qui devrait être adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat d’ici la rentrée, entend rappeler cette vérité . Pour autant, 36% des sondés se trompent toujours en pensant que le papier a une valeur juridique supérieur à Internet en la matière.

Mais la crainte la plus partagée par les professionnels porte sur la confidentialité des données qui transite par les réseaux de télécommunication. 70 % d’entre eux ne pensent pas que le recommandé électronique offre plus de garanties quant à la confidentialité des données qu’un recommandé papier. Pire, 63 % des cadres pensent que la lettre recommandée distribuée par voie électronique peut être « piratée ». 39 % craignent des perdre des informations par ce canal, quand bien même il permet de mieux tracer les envois grâce au suivi des méta-données du document numérique. 38 % affirment tout simplement ne pas avoir confiance.
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