La culture « data » de vos collaborateurs

Sur quoi repose la réussite économique des entreprises du numérique ? Sur « un état d’esprit orienté données », qui, comme la « qualité », la « satisfaction du client » ou la « responsabilité sociale », doit être encouragé pour transformer les organisations. Telle est l’analyse de Charles Nepote, reponsable du programme Infolabs de la fondation Internet nouvelle génération (FING).

Qu’est-ce qui fait que certaines entreprises montrent une réussite économique insolente à l’heure du numérique, notamment à travers une exploitation très poussée des données ? Qu’est-ce qui fait la différence entreAmazon, Facebook, Google et Orange,Renault ou General Motors ? Dans toutes ces entreprises, on trouve des ingénieurs hautement qualifiés. Mais, contrairement aux entreprises plus traditionnelles, les Gafa ont lié leur réussite à une capacité à exploiter très finement les données numériques. Ce sont certes des entreprises de l’informatique, mais cette spécialisation n’explique pas tout. Ce qui est mal documenté, c’est comment ces entreprises ont acquis ce qu’on devrait appeler un « état d’esprit données ». Cet état d’esprit repose sur le fait que les données aident à piloter l’activité, à mesurer, à avoir un retour sur tout ce qui est réalisé dans l’entreprise, permettant de réajuster en permanence la conduite de l’entreprise, dans tous les domaines : la production, le service commercial comme les RH.

L’ÉTAT D’ESPRIT DONNÉES POUR TOUS

En théorie dans les entreprises, on mesure beaucoup. Mais dans la réalité la mesure est plus ou moins parfaite, elle n’est souvent pas réalisée en temps réel, peu d’indicateurs remontent et la boucle de rétroaction des données sur le pilotage de l’activité est plus ou moins efficace. C’est certainement là que réside la grande différence entre les entreprises qui réussissent à utiliser le numérique dans leurs activités et les autres. Quand une entreprise pense ses activités avec un esprit données, en insérant des collectes de données pour réorienter les affectations ou la vitesse d’exécution… elles ont tendance à devenir d’une efficacité redoutable par rapport à leurs concurrents. Mais pour cela, il leur faut acquérir un état d’esprit, une culture des données partagées par une majorité de collaborateurs et pas seulement par quelques-uns.

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