Atol lance les premières lunettes géolocalisables

Formation informatiqueUn article du Figaro économie pour illustrer le concept de transformation numérique.

La coopérative d’opticiens va commercialiser à partir de novembre des lunettes connectées, une première en France. Baptisées «Téou», elles pourront être localisées grâce à un smartphone. Qu’elles permettront également de retrouver.

«Mais où sont-elles?» Qui ne s’est jamais posé cette question à propos de ses lunettes? Une problématique qui touche particulièrement les presbytes, qui n’ont souvent besoin de leur monture que pour voir de près, et ont tendance à les laisser un peu partout. C’est en ciblant ce marché potentiel de 850.000 personnes en France, que le groupement coopératifAtol (association des techniciens en optique lunetterie) a mis au point la première paire de lunettes connectées en France. Loin d’être une Google glass, qui mise sur l’hyperconnectivité à internet de ses clients, cette paire de lunette baptisée «Téou» permet à son porteur de la géolocaliser grâce à son smartphone, via une application disponible sur Android et iOS. Une fois synchronisé avec les lunettes, le smartphone récupère un signal Bluetooth, et l’écran change de couleur en fonction de l’éloignement de la monture. Rouge, vous êtes à plus de 15 mètres, orange, à moins de 10 mètres, et vert, à moins de 5 mètres.

Et si cela ne suffit pas, un buzzer et des led clignotantes (bleu, blanc, rouge, Made in France oblige) vous permettent de localiser précisément la paire perdue. Enfin, si votre monture se trouve à plus de 15 mètres (la portée maximum du signal Bluetooth) un système GPS se met en route et vous indique où celle-ci se trouve, via Google Map. À l’inverse, Téou permet aussi de retrouver un smartphone perdu, en le faisant sonner.

10 ans de développement

Cette technologie, inédite en France, a nécessité plus de 10 ans de développement, et plusieurs centaines de milliers d’euros. En cause, la problématique de miniaturisation des composants électroniques, qui devaient tenir dans une seule branche. Pas évident de faire dans un si petit espace des leds, des capteurs, une batterie, un buzzer ou encore un bouton. Au final, la monture totale n’excède pas 35 grammes, soit le poids moyen d’une paire normale. «Nous n’oublions pas que nous sommes d’abord des techniciens en optique et que notre métier premier est d’apporter le bien voir à tous», appuie Philippe Peyrard, le directeur général délégué d’Atol. «Pas question de ressembler à des Men in Black, où que la vision soit gênée, il faut que ces lunettes soient belles et utiles». Et pour répondre à ceux qui craignent de porter un objet connecté toute la journée, un système de capteurs de proximité coupe toutes les ondes une fois les lunettes mises sur le nez.

Ces lunettes sont fabriquées entièrement en France, dans le Jura pour les montures et en Bretagne pour l’électronique. Depuis sa relocalisation en 2005, Atol est en effet devenu le chantre du «Made in France». Téou sera disponible en six couleurs dès la fin de l’année au prix moyen de 200 euros. Et Atol ne veut pas s’arrêter là. D’ici 12 à 18 mois, le groupement estime être en mesure de lancer cinq à six autres modèles connectés, apportant d’autres facilités aux porteurs de lunettes. Le groupe reste très discret sur ses recherches, mais les prochaines innovations pourraient avoir trait à tout ce qui concerne une mauvais réglage ou des anomalies sur les montures.

 

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/09/24/20005-20140924ARTFIG00174-atol-lance-les-premieres-lunettes-geolocalisables.php

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